Close Window

Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: coepio

coepio cœpiō (arch. cŏĕpĭō), cœpĕre (cum, apĭo),

I verbe de la période archaïque : commencer : Pl. Men. 960 ; Truc. 232 ; Pers. 121 ; Ter. Ad. 397.

II les formes employées à la période classique sont celles du pf. et du supin : cœpī, cœptum, cœpisse, j'ai commencé ; dans Cic. et Cæs. on trouve seulement cœpi avec un inf. actif ou déponent ou avec fieri, et cœptus sum avec un inf. passif 1 avec acc. : id quod cœpi Pl. Cas. 701, ce que j'ai commencé ; hujuscemodi orationem cœpit Tac. Ann. 4, 37, il commença un discours à peu près en ces termes ; cœpturi bellum Liv. 42, 47, 3, prêts à commencer la guerre 2 avec inf. actif : cœpi velle Cic. Fam. 7, 5, 1, le désir m'est venu que ; cum ver esse cœperat Cic. Verr. 2, 5, 27, quand le printemps commençait ; ut cœpi dicere Cic. Amer. 91, comme j'ai commencé à le dire ; plura fieri judicia cœperunt Cic. Br. 106, les actions judiciaires commencèrent à se multiplier (Fam. 14, 18, 1) ; primo gravari cœpit Cic. Clu. 69, il commença à faire des difficultés || inf. s.-ent. : repete quæ cœperas Cic. Nat. 1, 17, reprends ce que tu avais commencé à dire ; istam rationem, quam cœpisti, tene Cic. Leg. 2, 69, suis le plan que tu as commencé [à suivre] 3 avec inf. pass. : innocentia pro malevolentia duci cœpit Sall. C. 12, 1, l'intégrité commença à passer pour malveillance ; occidi cœpere Tac. H. 3, 34, on se mit à les tuer 4 pf. passif : est id quidem cœptum atque temptatum Cic. Cat. 4, 17, oui, cette mesure a été entreprise et tentée ; id cœptum esse leniter ferret ? Cic. Cæl. 54, il verrait avec indifférence ce crime entrepris ? is cum satis floruisset adulescens, minor haberi cœptus est postea Cic. Br. 236, après avoir eu dans sa jeunesse assez d'éclat, il commença dans la suite à voir baisser sa réputation ; cœptum esse in Sicilia moveri aliquot locis servitium suspicor Cic. Verr. 2, 5, 9, je soupçonne que des mouvements d'esclaves commencèrent en Sicile sur bon nombre de points ; pons institui cœptus est Cæs. G. 4, 18, 4, on se mit à construire un pont || [rare] : loqui est cœptum Cæl. d. Cic. Fam. 8, 8, 2, on commença à parler ; cum cœptum (erat) in hostem progredi Gell. 1, 11, 3, quand on avait commencé l'attaque contre l'ennemi || cœpta luce Tac. Ann. 1, 65, au commencement du jour ; nocte cœpta Tac. Ann. 2, 13, au commencement de la nuit ; cœpta hieme Tac. Ann. 12, 31, au début de l'hiver 5 [pris intranst] commencer, débuter : sic odium cœpit glandis Lucr. 5, 1416, c'est ainsi qu'on se prit de dégoût pour le gland ; ubi silentium cœpit Sall. J. 33, 3, quand le silence fut établi ; quibus ex virtute nobilitas cœpit Sall. J. 85, 17, dont la noblesse a commencé par le mérite ; civile bellum a Vitellio cœpit Tac. H. 2, 47, la guerre civile est partie de Vitellius. → coëpit en trois syll. dans Lucr. 4, 619 [comme souvent chez les comiques] || forme syncopée cœpsti = cœpisti Cæcil. d. Non. 134, 15.