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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: dubito

dubito dŭbĭtō, āvī, ātum, āre (dubius).

I intr., 1 balancer entre deux choses, hésiter, être indécis, douter : se nec umquam dubitasse neque timuisse Cæs. G. 1, 41, 3, [ils disaient] qu'ils n'avaient jamais eu ni hésitation ni crainte || de aliqua re, au sujet de qqch. : Cic. Tusc. 1, 70, etc.; de indicando Cic. Sulla 52, hésiter à dénoncer ; de judicio Panæti dubitari non potest Cic. Off. 3, 11, il ne saurait y avoir de doute sur l'intention de Panétius ; in aliquo Cic. Br. 186, hésiter à propos de qqn ; [avec acc. de pron. n.] : hæc non turpe est dubitare philosophos, quæ ne rustici quidem dubitent ? Cic. Off. 3, 77, n'est-il pas honteux que des philosophes doutent d'une chose dont ne doutent point les gens même d'une nature grossière ? 2 douter si, que : dubitabunt sitne tantum in virtute ut. Cic. Fin. 5, 85, ils douteront qu'il y ait assez de force dans la vertu pour..., cf. Div. 2, 145 ; Att. 15, 9, 2 ; [avec num] Sulla 24, 8 (mss) ; Plin. Min. Ep. 6, 27, 2 ; 6, 27, 5 ; Quint. 6, 1, 3 ; [avec an] an dea sim, dubitor Ov. M. 6, 208, on met en doute ma divinité ; [int. double avec ne... an] Cic. Off. 1, 9 ; [avec utrum... an] Att. 4, 15, 7 ; [avec an seulement au 2e membre] Off. 1, 30 ; [avec anne seulement au 2e membre] Ov. F. 6, 28 || [avec an = si... ne... pas, s'il n'est pas vrai que] : de L. Bruto fortasse dubitarim, an propter infinitum odium... invaserit Cic. Tusc. 4, 50, à propos de L. Brutus, je pourrais peut-être douter si ce n'est pas à cause de sa haine sans borne qu'il s'est précipité..., cf. Verr. 2, 3, 76 ; dubitare an turpe non sit Cic. Off. 3, 50, douter que ce soit honteux ; [av. prop. inf., décad.] Lact. Inst. 6, 3, 5 ; Aug. Conf. 7, 10 || ne pas douter que, comment douter que, peut-on douter que, etc., non dubitare, quid dubitas, quid est quod dubites, etc., avec quin subj. : Cic. Div. 1, 129 ; CM 31 ; Att. 6, 2, 3 ; Br. 39, etc. ; Cæs. G. 1, 17, 4 ; 1, 31, 15 ; 7, 38, 8 ; Cic. Nat. 2, 97 ; Phil. 13, 22 ; [avec prop. inf. dans Nep., Liv., Plin., etc.] || [av. pron. interr.] se demander avec embarras [ou] avec doute qu'est-ce que, pour qui, etc. : Ter. Phorm. 343 ; Cic. Verr. 2, 3, 111 ; Rep. 3, 27 ; Cæs. C. 2, 32, 10 3 hésiter à, dubitare avec inf. [rare]: Cic. Nat. 1, 113 ; Sall. C. 15, 2 ; Curt. 4, 5, 2 ; 10, 8, 3 || mais non dubitare avec inf. ou avec quin, ne pas hésiter à, est fréq. dans Cic. et Cæs. 4 [en parl. de choses] : si fortuna dubitabit Liv. 21, 44, 8, si la fortune hésite ; velut dubitans oratio Quint. 10, 7, 22, une parole en qq. sorte hésitante, indécise || [poét.] dubitantia lumina Sil. 10, 153, yeux mourants (qui s'éteignent).

II tr. au passif ; a) [adj. verbal d. Cic.] res minime dubitanda Cic. Cæl. 55, chose qui n'admet pas le doute, cf. Fin. 2, 55 ; Verr. 2, 2, 69 ; b) dubitatus, a, um, Ov. M. 2, 20, dont on doute ; ne auctor dubitaretur Tac. Ann. 14, 7, pour qu'il n'y eût pas de doute sur l'instigateur, cf. 3, 8 ; → dubat = dubitat P. Fest. 67, 6.