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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: effero

effero,² 2 efferō (ecferō), extŭlī, ēlātum, efferre (ex et fero), tr., 1 porter hors de, emporter : tela ex ædibus Cethegi Cic. Cat. 3, 8, enlever les armes de la maison de Céthégus ; molita cibaria sibi quemque domo efferre jubent Cæs. G. 1, 5, 3, ils ordonnent que chacun emporte de la farine de chez soi ; litteras in jaculo illigatas Cæs. G. 5, 45, 4, emporter une lettre fixée dans le javelot [entre le bois et le fer]; pedem porta Cic. Att. 6, 8, 5 ; 7, 2, 6, passer la porte, sortir de chez soi ; Messium impetus per hostes extulit Liv. 4, 29, l'élan de Messius l'emporta à travers les ennemis || porter hors d'un navire, débarquer qqch. : Liv. 29, 8, 10 || [en part.] emporter un mort, ensevelir : Cic. Nat. 3, 80 ; Nep. Att. 17, 1 ; Liv. 2, 33, 11, etc.; [fig.] Liv. 24, 22, 17 ; 28, 28, 12 ; 31, 29, 11 2 produire, donner, en parlant de la terre : Cic. Rep. 2, 9 ; Br. 16 ; Verr. 2, 3, 113 || [fig.] Cic. Nat. 2, 86 ; Quint. 10, 1, 109 ; Virg. G. 2, 169 3 lever en haut, élever : aliquem in murum Cæs. G. 7, 47, 7, élever qqn sur le mur ; turris in altitudinem elata Cæs. C. 2, 8, 3, tour élevée en hauteur ; corvus e conspectu elatus Liv. 7, 26, 5, le corbeau s'élevant hors de la vue ; elatis super capita scutis Tac. H. 3, 27, élevant leurs boucliers au-dessus de leurs têtes || [fig.] a) porter qqch. (qqn) aux nues : Cic. Verr. 2, 4, 124 ; Arch. 21 ; aliquem laudibus Cic. Arch. 15, vanter qqn, cf. Off. 2, 36 ; Læl. 24 ; aliquem verbis Cic. de Or. 3, 52, louer qqn ; b) élever, soulever : quorum animi altius se extulerunt Cic. Rep. 3, 4, dont les âmes s'élevèrent plus haut ; populus Romanus te ad summum imperium per omnes honorum gradus extulit Cic. Cat. 1, 28, le peuple romain t'a élevé par tous les degrés des charges jusqu'à la magistrature suprême ; patriam demersam extuli Cic. Sest. 87, j'ai tiré la patrie de l'abîme où elle était plongée ; aliquem in summum odium Tac. H. 4, 42, élever, porter qqn au plus haut degré de la haine ; elatus ad justam fiduciam sui Liv. 27, 8, 7, porté à une légitime confiance en soi, justement enhardi, cf. Curt. 3, 8, 10 ; Flor. 1, 24, 2 4 produire au dehors, divulguer : in vulgum disciplinam efferri nolunt Cæs. G. 6, 14, 4, ils ne veulent pas que leur science soit divulguée dans la foule ; postquam in vulgus militum elatum est, qua arrogantia... interdixisset Cæs. G. 1, 46, 4, quand on eut divulgué dans la foule des soldats avec quelle arrogance il avait interdit...; clandestina consilia Cæs. G. 7, 1, 6, divulguer des projets clandestins, cf. Cæs. G. 7, 2, 2 ; Cic. de Or. 1, 111, etc. ; aliquid foras Cic. Phil. 10, 6, répandre qqch. au dehors [du sénat] || exprimer : res alio atque alio elata verbo Cic. Or. 72, idée exprimée par un mot ou par un autre (sous telle ou telle forme), cf. Or. 150 ; 224 ; aliquid versibus Cic. Rep. 1, 22, exprimer en vers qqch. 5 se efferre, a) se produire au dehors, se montrer, se manifester : cum virtus se extulit Cic. Læl. 100, quand la vertu apparaît, cf. Cic. Br. 26 ; de Or. 2, 88 ; b) [sens péjor.] se laisser aller à des transports d'orgueil, se gonfler, s'enorgueillir : Cic. Tusc. 4, 39 ; de Or. 2, 342 ; aliqua re se efferre Cic. Fam. 9, 2, 2, s'enorgueillir de qqch. (Liv. 30, 20, 4) ; au pass. : recenti victoria efferri Cæs. G. 5, 47, 4, être fier d'une récente victoire ; elati et inflati his rebus Cic. Agr. 2, 97, enorgueillis et gonflés de ces avantages 6 [pass.] être transporté par une passion, être emporté (soulevé) : efferor studio patres vestros videndi Cic. CM 83, je suis transporté du désir de voir vos pères ; vi naturæ atque ingenii elatus Cic. Mur. 65, soulevé par la vivacité des penchants naturels et du caractère ; elati spe celeris victoriæ Cæs. G. 7, 47, 3, emportés par l'espoir d'une prompte victoire, cf. C. 1, 45, 2 ; Cic. Att. 1, 8, 2 ; Nat. 1, 56 ; Dej. 26 ; Fam. 10, 12, 2 || [actif] comitia ista præclara, quæ me lætitia extulerunt Cic. Fam. 2, 10, 1, ces admirables comices qui m'ont transporté de joie 7 [poét.] supporter un travail, une peine, etc. : Acc. d. Cic. Sest. 102 ; Lucr. 1, 141 ; [poet.] Cic. Tusc. 4, 63.