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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: maneo

maneo mănĕō, mānsī, mānsum, ēre (cf. μένω), intr. et tr.

I intr., 1 rester : domi Cæs. G. 4, 1, 1, rester dans ses foyers || [pass. impers.] : manetur, on reste, manendum est, on doit rester : Cæs. G. 5, 31, 5 ; C. 3, 74, 2 ; Cic. Att. 8, 3, 7 ; 11, 15, 3 2 séjourner, s'arrêter : Cic. Att. 4, 18, 3 ; 7, 13, 7 ; Liv. 22, 13, 8, etc. 3 persister : [en parl. de pers.] in sententia Cic. Att. 9, 2, 1, persister dans son opinion ; in condicione atque pacto Cic. Verr. 1, 1, 16, rester dans les termes d'un accord et d'un pacte || [en parl. de choses] nihil semper suo statu manet Cic. Nat. 1, 29, rien ne demeure toujours dans son même état ; munitiones integræ manebant Cæs. G. 6, 32, 5, les fortifications étaient encore en bon état ; incolumis numerus manebat aratorum Cic. Verr. 2, 3, 125, le nombre des cultivateurs restait intact, cf. Font. 3 ; Rep. 2, 7 ; manent ingenia senibus Cic. CM 22, les vieillards conservent leurs facultés ; manet iis bellum Liv. 1, 53, 7, la guerre subsiste pour eux, ils sont toujours sous le coup de la guerre || [phil.] vitia adfectiones sunt manentes, perturbationes autem moventes Cic. Tusc. 4, 30, les vices sont des dispositions durables (stables), les passions des dispositions changeantes || rester acquis, hors de discussion : hoc maneat Cic. Mil. 11, que ce principe demeure acquis ; [avec prop. inf.] maneat ergo quod turpe sit, id numquam esse utile Cic. Off. 3, 49, qu'il soit donc acquis que ce qui est immoral n'est jamais utile 4 rester pour qqn, être réservé à qqn : cujus tibi fatum manet Cic. Phil. 2, 11, dont le destin t'est réservé.

II tr., 1 attendre qqn, qqch. : nox, quæ me mansisti Pl. Amph. 596, ô nuit, toi qui m'as attendu ; hostium adventum Liv. 42, 66, 3, attendre l'arrivée des ennemis 2 être réservé à : te triste manebit supplicium Virg. En. 7, 596, un châtiment cruel te sera réservé ; indigna quæ manent victos Liv. 26, 13, 18, les indignes traitements qui attendent les vaincus ; si me aliud fatum manet Ant. d. Cic. Phil. 13, 45, si un autre destin m'attend. → pf. sync. mansti Lucil. d. Gell. 18, 8, 9.