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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: potior

potior,¹ 1 pŏtĭor, ītus sum, īrī (potis), tr. et intr., 1 prendre en son pouvoir, se rendre maître de, s'emparer de : a) tr. [ép. arch.] Pl., Ter., etc.; Her. 4, 51 ; 4, 57 ; Tac. Ann. 11, 10 ; [mais emploi courant de l'adj. verbal] : spes potiundi oppidi, potiundorum castrorum Cæs. G. 2, 7, 2 ; 3, 6, 2, l'espoir de s'emparer de la place, du camp, cf. Cic. Tusc. 4, 66 ; Nep. Ages. 4, 2 ; Liv. 26, 11, 4 ; b) int. [avec abl.] : imperio Cæs. G. 1, 2, 2, s'emparer du pouvoir, cf. G. 1, 26, 4 ; 2, 24, 5, etc.; Cic. Inv. 2, 95 ; Off. 2, 81 ; Fin. 2, 14 || [avec gén.] Cæs. G. 1, 3, 8 ; Cic. Fam. 1, 7, 5 ; Off. 3, 113 || [abst] : libidines ad potiundum incitantur Cic. CM 39, les passions se lancent vers la possession ; qui bello potiti sunt Cic. Off. 1, 21, ceux qui sont devenus possesseurs par la guerre 2 être en possession de, être maître de : a) tr., [arch.] patria commoda Ter. Ad. 872, posséder tous les bonheurs d'un père ; gaudia Ter. Ad. 876, avoir toutes les joies ; b) intr. [avec abl.] voluptatibus Cic. CM 48, avoir des plaisirs à sa disposition ; oppido Liv. 6, 33, 10, être maître de la ville || [avec gén. d. l'expr.] potiri rerum, être maître des choses = avoir la suprématie, la souveraineté, le pouvoir, cf. Cic. Amer. 70 ; Fam. 5, 17, 3 ; Ac. 2, 126 || [abst] qui potiuntur Cic. Att. 7, 12, 3, ceux qui sont les plus forts, les maîtres. erreur corrigée sur la position du 7 → qqf. 3e conj. : potĭtur Virg. En. 3, 56 ; poteremur Ov. M. 13, 130 ; poterentur Liv. 7, 9, 7 ; inf. poti Pacuv. 217 ; potirier Pl. As. 916.