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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: sancio

sancio sancĭō, sānxī, sānctum, īre (Sancus, sacer), tr., rendre inviolable par un acte religieux 1 consacrer, rendre irrévocable : legem Cic. Planc. 44 ; Tusc. 2, 34, consacrer une loi ; hæc lex sanciatur, ut... Cic. Læl. 40, que cette loi soit consacrée, savoir que... ; fœdus sanguine alicujus sancire Cic. Quir. 13, consacrer un traité par le sang de qqn, le sceller du sang de qqn, cf. Liv. 23, 8, 10 ; aliquid legibus Cic. Rep. 1, 2, sanctionner qqch. par des lois, cf. Cic. Agr. 3, 3 ; de jure prædiorum sanctum est jure civili, ut Cic. Off. 3, 65, au sujet des immeubles le droit civil prescrit que, cf. Cic. Har. 32 ; habent legibus sanctum, uti... neve et subj. Cæs. G. 6, 20, 2, [les cités] ont un article de loi qui ordonne de..., qui interdit de ; lege sancire, ut Cic. Rep. 2, 63, prescrire par une loi que ; edicto, ne Cic. Fl. 67, interdire par un édit de, cf. Liv. 28, 19 ; lex sancit, ne Cic. Rep. 2, 54, la loi interdit que ; nec, quominus id postea liceret, ulla lex sanxit Cic. ad Br. 13, 3, et pas une loi n'a défendu que cela se fît par la suite || [avec prop. inf.] fide sanxerunt... Liv. 25, 8, 8, ils convinrent sous la sanction du serment que... || [en gén.] sanctionner, agréer, ratifier qqch. : Cic. Agr. 3, 13 ; Phil. 10, 17 ; Att. 14, 21, 2 ; aliquem augurem Cic. Phil. 13, 12, agréer qqn comme augure ; (religionem) in eo qui violasset sancire Cic. Verr. 2, 4, 114, sanctionner une religion sur celui qui l'a profanée [= en punissant celui qui...] 2 interdire, aliquam rem aliqua re, qqch. sous peine de qqch., punir qqch. de qqch. : incestum supremo supplicio Cic. Leg. 2, 22, punir l'inceste du dernier supplice, cf. Leg. 3, 46 ; Rep. 4, 12 ; Off. 3, 69 ; Att. 10, 1, 2 ; Planc. 47 ; id Athenis exsecrationibus publicis sanctum est Cic. Off. 3, 55, c'est puni à Athènes de malédictions publiques. → pqpf. arch. sancierat Pompon. d. Diom. 371, 19 ; Prisc. Gramm. 10, 4 || part. sancitus Lucr. 1, 587 ; Cass. Sev. d. Diom. 371, 21.