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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: spes

spes,¹ 1 spēs, spĕī, f., attente,

I [d'une chose favorable] espérance, espoir : 1 bona spes Cic. Cat. 2, 25, le bon espoir ; summæ spei adulescentes Cæs. G. 7, 63, 9, jeunes gens ayant les plus hautes espérances [visées] ; ad spem alicujus rei Cic. Rep. 2, 5, dans l'espoir de qqch., en prévision de ; præter spem Cic. Verr. 2, 5, 91 ; præter spem omnium Cic. Phil. 5, 43, contre l'espérance, contre toute espérance ; animo aut spe Cic. Læl. 102, en pensée ou en espérance ; quæ est spes ab irato ? Cic. Fam. 6, 6, 9, qu'espérer d'un homme en colère ? cf. Liv. 21, 13, 4 ; omnes Catilinæ spes Cic. Cat. 3, 16, tous les espoirs de Catilina 2 [constr.] : in aliqua re, in aliquo spem collocare Cic. Verr. 2, pr. 9 ; de Or. 1, 25, fonder une espérance sur qqch., sur qqn ; tui spem das Cic. Rep. 1, 15, tu donnes espoir de toi ; in aliquo, in aliqua re spem habere Cic. Fam. 3, 10, 1 ; Inv. 1, 71, avoir espoir en qqn, en qqch. ; de aliquo spem habere Cic. Læl. 11, concevoir des espérances au sujet de qqn ; in spe esse Cic. Fam. 14, 3, 2 ; in nulla spe esse Cic. Att. 9, 19, 2, avoir de l'espoir, n'avoir aucun espoir, cf. Cic. Att. 6, 2, 6 ; 8, 11 D, 1 [mais in spe esse Cæs. C. 2, 17, 4, être espéré, et defectio in spe Hannibali erat Liv. 25, 7, 10, la défection était espérée d'Hannibal] ; in spem alicujus rei venire Cæs. G. 7, 12, 5, ou de aliqua re Cæs. G. 7, 30, 4, en venir à espérer, se prendre à espérer qqch. ; spes aliquem fefellit de aliqua re Cæs. G. 2, 10, 4, qqn est déçu dans ses espérances touchant qqch. ; ea spe dejectus Cæs. G. 1, 8, 4 ; ab hac spe repulsus Cæs. G. 5, 42, 1 ; hac spe lapsus Cæs. G. 5, 55, 3, déçu de cette espérance || spem habere ad ejus salutem exstinguendam Cic. Mil. 5, concevoir des espérances touchant sa perte, cf. Cic. Att. 15, 20, 2 ; Liv. 21, 25, 10 ; 43, 18, 10 ; 43, 19, 9 || [avec prop. inf.] : in spem maximam adducti, hunc annum... fore Cic. Mil. 78, conduits à espérer fermement que cette année sera... ; magnam habere spem Ariovistum finem facturum Cæs. G. 1, 33, avoir le ferme espoir qu'Arioviste mettra un terme... ; magnam in spem veniebat fore uti Cæs. G. 1, 42, 3, il se prenait à espérer fortement [qu'il arriverait] que ; magna me spes tenet bene mihi evenire... Cic. Tusc. 1, 97, j'ai le grand espoir que c'est pour moi un bonheur..., cf. Cic. Clu. 7 ; in spem venio appropinquare tuum adventum Cic. Fam. 9, 1, 1, je me prends à espérer ta venue prochaine ; non tam a spe scalis capi urbem posse quam Liv. 6, 9, 9, moins dans l'espoir que la ville pourrait être prise par escalade que, cf. Liv. 40, 31, 6 || spem afferre, ut Cic. Læl. 68, laisser espérer que, cf. Pl. Bacch. 370 ; Tac. Ann. 16, 26 ; Gell. 7, 14, 4 3 [en part.] espoir d'héritage : Hor. S. 2, 5, 47 ; spes secunda Tac. Ann. 1, 8, espoir d'hériter en seconde ligne 4 espoir, objet de l'espoir : vestras spes uritis Virg. En. 5, 672, ce sont vos espérances [les vaisseaux] que vous brûlez ; spe potitur Ov. M. 11, 527, il est au comble de ses vœux, cf. M. 2, 719 || capella gemellos, spem gregis, reliquit Virg. B. 1, 15, la chèvre a abandonné deux jumeaux, l'espoir de mon troupeau || et spes reliqua nostra, Cicero Cic. Fam. 14, 4, 6, et toi, mon dernier espoir, mon cher Cicéron || t. de caresse : spes mea ! Pl. Rud. 247, mon doux espoir !

II attente, perspective : spes multo asperior Sall. C. 20, 13, une perspective [un avenir] encore bien plus pénible, cf. Sall. J. 88, 1 ; omnium spe celerius Liv. 21, 6, 5, plus vite qu'on ne s'y attendait, cf. Liv. 2, 3, 1. → arch. nom. acc. pl., speres, Enn. Ann. 128 ; 429 ; abl. speribus Varro Men. 1 ; 350 ; cf. Fest. 333.