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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: audeo

audeo audĕō, ausus sum, audēre, tr. (de avidus, aveo), 1 le sens primitif « avoir envie, désirer » s'est conservé surtout dans l'expression si audes (Pl. Mil. 799) qui est devenue sodes, si tu le juges bon, si tu veux ; v. ce mot 2 prendre sur soi de, oser : [avec inf.] (præturam) solutam fore videbatis, nisi esset is consul, qui eam auderet possetque constringere Cic. Mil. 34, vous voyiez que sa préture serait sans frein, à moins qu'il n'y eût comme consul un homme qui osât et pût l'enchaîner || [avec les pron. neutres, id, nihil, quid, multum, tantum] Cic. Quinct. 69 ; Amer. 147 ; Pis. 41 ; Clu. 183 ; Cæs. G. 2, 8, 2 ; 6, 13, 1 || [absolt] ad audendum projectus Cic. Verr. 2, 1, 2, porté à l'audace, cf. Clu. 67 ; hos novos magistros nihil intellegebam posse docere, nisi ut auderent (adulescentes) Cic. de Or. 3, 94, ces nouveaux maîtres, je ne comprenais pas qu'ils pussent enseigner rien si ce n'est l'effronterie (la présomption) ; audendo atque agendo res Romana crevit Liv. 22, 14, 14, c'est l'audace et l'activité qui ont fait grandir la puissance romaine || [avec acc.] tantum facinus audet ? Ter. Eun. 959, ose-t-il un pareil acte ? cf. Liv. 8, 24, 9 ; 23, 2, 3 ; capitalem fraudem Liv. 23, 14, 3 ; capitalia Liv. 26, 40, 17, oser un crime, des crimes dignes de la peine capitale ; audeantur infanda Liv. 23, 9, 5, ose un crime abominable. ¶ → pf. arch. ausi (j'ai osé) Cato Orat. 207 d. Prisc. Gramm. 9, 47 ; subj. ausim, ausis, etc., fréquent chez les comiques, les poètes, les pros. de l'époque impér. || part. ausus avec sens passif : Vell. 2, 80, 3 ; Sil. 5, 443 ; 16, 533 ; Stat. Th. 4, 599 ; Tac. Ann. 3, 67.